Travel guilt / La culpabilité du voyage

I love travelling. I always have from what I can remember. The journey itself, day dreaming, discovering new places. Making up stories and getting lost in other cities, where nobody knew me. Looking at the sky from another angle and feeling every detail because you are paying attention. Getting out of my comfort zone. 

Being away from my everyday life gives me a sense of thrill and a new found “let it go” attitude, one I fail to find in everyday life. Travel also gives me an immense feeling of being present. Travel bring me so much joy... But.


J’aime voyager. J’ai toujours aimé voyagé, aussi loin que je me souvienne. Le voyage en lui même, rêvasser en regardant la route défiler, découvrir de nouveau endroits. Imaginer des histoires et me perdre dans les rues d’autres villes, où personne ne me connais. Regarder le ciel sous un autre angle et sentir chaque détail, parce que toute ton attention est ici. Sortir de ma zone de confiance.

M’échapper de ma vie de tous les jours me donne un sentiment de liberté, un lâcher prise que je ne trouve pas dans mon quotidien. Voyager me donne l’immense sentiment de présence. Le voyage m’apporter tellement de bonheur. Oui mais.


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TRAVEL GUILT

a wanderluster dilemma

But! I am aware of climate change. I became aware of it little by little. I knew about it from a young age. But 90’s kids will tell you it just looked like a far away problem. Something to face in hundreds of years. However, not so long ago I realized that this issue was for the now and not the distant future. It started with learning about food and becoming vegetarian to lower my carbon footprint. And the more you dig the more dirt you find. And I learnt about the impact of travelling on our planet. 

I knew about oil and the impact on global warming. The pollution. I knew it all. But I didn’t have a car and mostly walked. Yes but I fly. Often. And far. But I loved travelling and couldn’t see myself giving it up. 


Oui mais ! Je suis au courant du réchauffement climatique. J’en ai pris conscience petit à petit. Je sais ce qu’il en est depuis longtemps. Mais les écoliers des années 90 vous le diront : à l’époque cela semblait être un problème lointain, à des années lumières de nous.

C’est il n’y a pas si longtemps que cela que j’ai réalisé à quel point le réchauffement climatique était une question d’aujourd’hui et pas de demain. J’ai commencé par me questionner sur la nourriture, je suis devenue végétarienne. Et puis j’ai continué de creuser. Et plus tu creuses, plus tu trouves. C’est comme ça que j’ai commencé à découvrir l’ampleur du voyage sur notre planète.

Je savais pour le pétrole, les gaz à effets de serre, la pollution. Je savais tout ça sans me sentir concernée. Je n’avais pas de voiture et je marchais partout. Mais je prenais l’avion. Souvent au regard de la moyenne. Mais voila, j’aimais voyager et je ne pouvais pas imaginer arrêter.


At first, I gave myself excuses. I had plenty. And I thought they explained me not questioning this way of life. 

  • I didn’t fly that much 

  • I flew because I was going far and other options weren’t available 

  • The planes are flying anyway 

  • I was a vegeterian so already lowering my carbon footprint so I was compensating. 

Bullshit. One international flight ruins all my other efforts of eating locally, vegetarian and often vegan, giving up shopping new clothes and lowering my flats temperature. 1 flight and I could as well not have made all these efforts. 


J’ai commencé par me trouver des excuses pour ne pas changer mes habitudes. Et des excuses j’en avais plein. Et je pensais que ces excuses suffisaient pour ne pas questionner mon mode de vie.

  • Je ne prends pas l’avion si souvent que ça

  • Je prenais l’avion pour aller loin, quand il n’y avait pas d’autres possibilités

  • Les avions vont, de toute manière décoller

  • Je suis végétarienne, mon empreinte carbone est basse donc ça va.

Que nenni. Un vol international suffit en fait à effacer tous mes efforts de manger local, végétarien voire vegan, de ne plus acheter de vêtements neufs, de baisser la température chez moi. En fait 1 vol et si je n’avais rien fais du tout mon empreinte carbone aurait été la même.


If everybody lived my life and flew this much we could as well give up on our planet now. 

I had this heated conversation with a guy telling me I couldn’t be harsh on non vegetarians because I was flying ( we are talking on an environmental point of view here, I’ll develop on veganism / vegetarianism in an other post). My main argument was : there are easy replacement for meat, no other options if you want to go to the other half of the planet. He looked at me and said that for some people changing their diet might be as hard as it was for me to give up travelling. 

The conversation didn’t carry on but left me a weird sense of discomfort. He was right. I knew I wasn’t perfect, but it made me realized I was far from being an example.


Si tout le monde vivait comme moi et prenais autant l’avion nous pourrions aussi bien laisser tomber notre planète immédiatement.

J’ai eu des conversation enflammées. Notamment avec un mec qui m’a fait comprendre que je ne pouvais pas juger les omnivores parce que je prenais l’avion. Ma réponse était qu’il était “facile d’arrêter de manger de la viande, plein de solutions sont possibles pour “remplacer” la viande alors qu’il n’y a pas d’alternatives à l’avion pour partir loin”. Il m’a regardé et m’a dit que pour certaines personnes arrêter la viande, le poisson pouvait être aussi compliqué qu’arrêter de prendre l’avion pour moi.

La conversation s’est arrêtée là mais m’a laissé un sentiment étrange de malaise. Il avait raison au fond. Je savais que j’étais loin d’être parfaite mais j’ai réalisé à ce moment là que j’étais vraiment très loin d’être un exemple.

Setting a good example is a far better way to spread ideals than through force of arms.
— Ron Paul

I couldn’t say I was really involved when I only did the easy steps. Travel guilt started kicking in. And I journeyed the same way I journeyed through each of my decisions. 


Un bon exemple est une manière bien meilleure de répandre les idéaux que par la force des armes.
— Ron Paul

Je ne pouvais pas me dire vraiment impliquée en ne faisant que les choses qui étaient faciles pour moi. La culpabilité de voyager est donc arrivée. Et j’ai commencé à y réfléchir comme je l’ai fait pour chacune de mes décisions.


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A JOURNEY

no decision is easy

The first step is realization of the impact, then seeing it and measuring it, reading about it. Finding excuses as well. Because this process takes time and in the meantime Vienna, Budapest, Bali were calling. It’s a luxury our generation doesn’t really have : time. It’s about time to act. 

So what? Do I have to give up travelling? Isn’t it going backwards? A part of me thinks it’s the only solution, a part of me thinks it’s too extreme. Some people do it. To be honest most people on this planet don’t fly. But the whole world is here. And, and, and… 


La première étape a été de réaliser l’impact du voyage. Puis de la voir. De la mesure. De lire à ce propos. De me trouver de nouvelles excuses. Parce que ce genre de réflexion prends du temps et que pendant ce temps il y a eu Vienne, Budapest, Bali. Mais le temps est un luxe dont nous ne disposons en fait pas vraiment. Il est temps d’agir.
Mais alors quoi ? J’arrête de voyager ? Est-ce que ce n’est pas revenir en arrière ? Une part de moi pense que c’est la seule solution, l’autre que c’est trop extrême. Mais certaines personnes ont fait ce choix. et si on est vraiment honnêtes la plupart des habitants de la planète ne prend pas l’avion. Oui mais le monde reste à explorer. Et puis, et puis, et puis….


The struggle in my mind is real. The travel guilt is here. It might make you roll your eyes. But it gave me the occasion to reflect on the impact of my travelling on the planet. Because beyond the flying part I’m not exactly a top-notch students in term of eco-travel : airplane food creates so much waste (and poor quality food)- I heard a company was on that segment -, plastic straws and plastic bags, I also indulge on hotel’s toiletries - chemicals and plastic- as well as on snacks I normally don’t consume, not mentioning plastic bottles, car use etc… 


Dans ma tête le débat est acharné. La culpabilité du voyage est bien installée. Elle vous fait peut être lever les yeux au ciel mais c’est pour moi l’occasion de me questionner sur mon impact sur la planète lorsque je voyage. Parce qu’au delà du vol, je ne suis pas exactement première de la classe en terme de voyage éco-responsable : la nourriture en avion qui produit tant de déchet (et franchement pas délicieuse) - j’ai entendu dire qu’une entreprise s’était lancée sur ce marché - les pailles en plastique dans les cocktails et les sacs plastiques au marché, craquer sur les miniatures shampoing et douche dans les hotel - merci le pétrole et le plastique - les petits encas emballés sur lesquels je ne craque jamais à la maison, sans parler des bouteilles en plastique, des déplacements en voiture etc….


So here I am in 2019. Loving travel. Planning a trip to India to become a yoga teacher and feeling awfully guilty about it - I decided that if I couldn’t make up for the carbon footprint I could still create strategies to make it “less worse :/”: 

  • Bring my own bamboo cutlery including a straw! 

  • Bring a tote back to carry around at all times and say no to plastic bags

  • I invested in one of those filtrating bottles to avoid plastic bottle usage

  • Compensating emissions with carbon offset projects (donating money) 

  • Travel for a longer period: I was planning on going to India for my course and only my 4 weeks training. Instead, I’ll stay two more weeks to discover the country and try to make the most of these long flights. 

    Of course, this isn’t enough, especially when I know I’ll be flying more for weekends away. But I’m interested to hear how you deal with that? Are you on the path of giving up flying? Or not? 


Alors me voilà, en 2019. Amoureuse de notre planète en train d’organiser mon prochain voyage en Inde pour me former et devenir professeur de Yoga. Avec une culpabilité énorme au creux du ventre. Je ne peux rien faire pour l’empreinte carbonne, mais j’ai réfléchi à quelques résolutions pour rendre les choses un peu “moins pires” :

  • Je pars avec mes couverts et ma paille en bambou

  • Un tote bag sur moi en permanence pour dire non au plastique

  • J’ai investi dans une gourde filtrante pour boire sans bouteille en plastique

  • Je compte verser de l’argent à des projets travaillant sur ces questions d’empreintes carbone

  • Je voyage pour plus longtemps que prévu en couplant formation et tourisme, pour optimiser ce long voyage.

Bien sûr je sais que ce n’est pas assez. Ou plutôt que c’est trop. Trop de voyages. Et vous, comment vous vivez ça ? Quelles sont vos stratégies pour voyager eco-responsable ? Êtes-vous prêts à arrêter de voler ?

Cloé Auneau