A table ! La question de la viande // Let's eat! The meat question

Article initialement publié en 2016, après 18 mois de végétarisme, réactualisé en Juin 2019, après 5 ans de végétarisme

Article initially published in 2016 after 18 months being vegetarian, updated in June 2019, after 5 years being vegetarian


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Je souhaite vous parler de l'épineuse question de la viande dans l'alimentation. Lorsque je suis devenue végétarienne en Juin 2014 c’était un sujet compliqué et on en parlait encore relativement peu en France, depuis les choses ont bien changé et s’il est mieux accepté de ne pas manger d’animaux beaucoup ne comprennent pas encore le sens profond de la démarche ou bien répondent “au moins tu n’es pas végane ! “, promis on parlera bientôt véganisme !

Lorsque j’ai écrit cet article, en 2016, l'OMS publiait de nombreux résultats de recherches sur la corrélation entre cancer et viande rouge et cancer et charcuterie, les opinions des uns et des autres se faisaient beaucoup entendre sur le sujet. On parlait de complot végétarien d'un côté, de cécité chronique d'un autre. Et depuis ? La viande, on en a beaucoup parlé, et voila ce que j’en ressors.(*)

Je suis végétarienne depuis 5 ans à présent - et je le vis bien ! Loin d'avoir été une décision prise sur un coup de tête j'ai tout de même cessé de consommer de la viande et du poisson du jour au lendemain. Cependant, cela faisait déjà plusieurs mois que ma consommation avait fortement diminué et que j'avais entrepris une démarche de réflexion autour de l'alimentation et plus précisément autour du végétarisme.

Les questions qui reviennent le plus souvent lorsque j'annonce que je suis végétarienne sont : mais alors, tu manges quoi ? et pourquoi ? Et je ne parle pas ici des réactions négatives, sourcils haussés et lieux-communs avancés cela pourra faire l'objet d'un autre article sur les réactions, préjugés et autres croyances (fausses! )! De même je ne m'attarderai pas aujourd'hui sur ce que je mange - plein, plein de bonnes choses, je vais me contenter de répondre à la question : pourquoi je ne mange plus de viande ?

Alors, pourquoi ne plus manger de viande(**) ? Tout a commencé par un questionnement sur la santé ( la mienne), puis des principes écologiques avant que les questions de bien-être et d'éthique n'entrent en compte.


I wanted to chat about the tricky meat question. When I became vegetarian in June 2014 il was a sensitive subject and not really common in France, since then things have changed quite a lot and if it’s more common not to eat animals a lot of people still don’t really get why I am doing this or answer “at least you’re not vegan!”, don’t worry we’ll chat about veganism soon!

When I wrote this article in 2016 WHO was publishing lots of research proving the link between cancers and red meat and the meat topic was a hot one. Some were talking about a vegetarian conspiracy and on the other side chronic blindness on the subject was mentioned. And since? Meat has been discussed lots. Here’s what I kept from it. (*)

I’ve been vegetarian for 5 years now, and I am good! Far from being a decision on a whim I still stopped meat and fish from a day to another. Even though I had been reducing my intakes for a while and started researching about food and especially vegetarian option a few month before.

Most common questions when I say I’m a vegetarian were - and still are sometimes - but, then, what do you eat? And why? Not to mention the negative reaction, eyes rolling and expected remarks - that could be another articles about fake beliefs around vegetarism! Today I won’t focus on what I eat but on the why I am a vegetarian.

Why not eating meat anymore? (**) It’s started with a questioning around health (mine) then ecological principles before ethics and animal well-being kicked in!


Viande et santé

Lorsque je me suis penchée sur mon alimentation je l'ai fait pour des raisons esthétiques : j'avais énormément de boutons et je ne voyais pas le bout de cette acné récalcitrante. J'ai lu, et on m'a dit, que mon alimentation pouvait impacter l'aspect de ma peau. Ce sont le lait et le gluten qui m'ont particulièrement été indiqués comme possibles raisons de mon acné mais en creusant le sujet, j’ai découvert les traitements dont les animaux sont gavés en élevages et que, logiquement, nous ingérons à notre tour en les mangeant, alors c’est assez naturellement que je me suis aussi penchée sur la question de la viande.

J'ai regardé beaucoup de vidéos, plus ou moins extrêmes (et parfois extrémistes ) sur le sujet, afin de me faire ma propre opinion. Durant ces recherches j'ai ainsi découvert, ou plutôt devrais-je dire réalisé que la viande que je consommais sous toutes les formes n'était peut être pas si bonne pour la santé et indispensable que ça.

Ainsi les bêtes dans les élevages (celles qui fournissent autant les côtelette du supermarché, que le jambon blanc du monop' ou le saucisson de l'apéro - désolée par avance pour tous les amoureux de la charcuterie), sont bourrées d'antibiotiques. Parce qu'elles vivent en communautés, souvent enfermées en permanence, les éleveurs n'ont d'autre choix que de recourir à ces médicaments pour éviter la propagation de maladies. Hors, on me dit depuis toute petite que "les antibiotiques, c'est pas automatique" (génération '90 représente). Et j'ai également appris au cours de ma scolarité que dans la chaîne alimentaire en mangeant, j'absorbe aussi ce que la chose que je mange a absorbé. Donc je me nourris d'une viande aux antibiotiques. Me gavant par la même d'antibiotiques. Comment vous dire que ça a fait comme un gros BOUM dans ma tête. Les antibiotiques à outrance, très peu pour moi, on m'a trop parlé de leurs effets désastreux à long terme sur la flore intestinale, du fait que ça diminue leur puissance et renforce les mauvaises bactéries.

Outre la médication à la pelle nos joyeux élevages nécessitent aussi des hormones. Qué ? Oui, rentabilité oblige, il faut que nos veaux, vaches, cochons, soient bien gras et pour ça; outre une nourriture bien riche dont on reparlera, rien de tel que les hormones ! Pour grandir vite vite vite, quelques petites piquouses et les voila tous guillerets, le poids sur la balance à l'abattoir augmente ! Merci les hormones ! Mais là encore, je mange une vache pleine d'hormones = je mange un peu d'hormones moi aussi. Et là encore comment vous dire que je n'y tiens pas spécialement ? Mes hormones et moi nous avons déjà suffisamment de mal à nous entendre pour ajouter un troisième larron dans l'affaire !

Et enfin. Coup de massue. L'OMS qui indique une corrélation entre consommation de viande (et de charcuterie) et cancer. La question a fait débat et explosé dans l'actualité il y a 4 ans mais cela reste difficile d’en parler. C'est en effet une thématique fort compliquée. En règle générale lorsque l'on touche à l'alimentation les réactions sont épidermiques, de plus cette question de la viande touche un grand pan de l'agro alimentaire, des producteurs (visez un peu ce wording : production de viande, comme on produit des voitures, ça donne envie de passer à table, non ?). Donc outre des questions de santé la viande est aussi une question économique mais également culturelle - économique par ce que le secteur agro-alimentaire est un immense pourvoyeur d’emploi et culturelle par ce que jusqu’à un temps proche la viande était synonyme de richesse. Mais enfin, quoi qu'il en soit et quelqu'en soient les répercussions l'OMS indique que l'augmentation de la consommation de viande provoque une augmentation des risques de cancer... Ca laisse dubitatif sur la nécessité que certains avancent pour la consommation carnée. D'autres études ont ainsi indiqué des corrélations entre consommation de viande et maladies du cerveau, psychiatriques ou encore violence et agressivité.

Je n'ai aucune preuve formelle de tout ce que j'avance ici, cependant en testant sur moi-même l'arrêt total de la viande je constate une diminution de mon agressivité (je n'ai jamais mordu personne, entendez moi bien !), moins de petites maladies (rhumes, grippes, crèves), une plus grande facilité de digestion, moins de fatigue après les repas et non, aucune carence (je vous vois venir )..; Alors effet placebo ou réel effet de l'arrêt de la viande, combinaisons de plusieurs facteurs ou hasard total, peu m'importe ce régime alimentaire me convient plutôt bien, et les raisons que je vais évoquer ne font que confirmer ce choix. 5 ans après avoir écrit ces mots je confirme de nouveau, toujours pas de carences liées à l’arrêt de la viande et du poisson, et si l’odeur d’un barbecue monte je n’ai plus du tout envie de manger ce qui y grille. La viande ne me manque pas, sous aucune de ses formes et il me paraitrait à présent complètement impossible d’en manger de nouveau.


Meat and health

When I started digging in my food I did it for skin reasons: my acne was never ending. I read, and I was told that alimentation could impact my skin. Lactose and gluten were very often mentioned and when I started researching about it I discover lots of things about meat and the way animals are treated, the pills they are fed with and that we, logically, get in our system afterwards by eating them. So quite naturally I got interested in the meat question.

I watched a lot of videos, more or less violent about it, in order to build my own opinion. I discovered, no realized, that the meat I was eating, in different shapes and forms, might not be that good and essential for my health.

So the animals in the live stock (look at this word!) are the own you’ll find at your local supermarket and - sorry for the meat lovers- are fed with antibiotics. Because livestocks live in a enclosed tiny space diseases spread easily, pills are therefore necessary. I don’t know for you but in France we were always told that antibiotic are not automatic. I have been taught in the food chain, by eating an animal I’m also absorbing whatever they’ve been eating. So when I eat an animal fed will pills, I’m also getting the pill. And it struck me. I don’t want to be fed by pills, too many pills can damage your stomach and have a long term effect, increasing bad bacterias, lowering good ones.

Other than pills our livestocks also need hormones. What? Yes, profitability is key and in order to be sold pigs, cows and veals need to be fat, so good food and hormones are the mix! To have them grow as quickly as possible a few jabs are necessary. Once again I eat a cow full of hormones = I’m filling myself with hormones. And I don’t want that, my hormones and I are already in a complicated relationship, no need to make it a threesome!

And least but not least. WHO revealed a link between cancer and red meat intake. This was discussed a lot in the news 4 years ago, and it’s still hard to talk about it. This is a sensitive topic because when you touch food questions people tend to take it very personally and this topic touches the food industry, and this industry (can you believe live being are an industry?) is very powerful. Other than health question, meat is also an economical and cultural question - economical because it feeds producers and all the food industry, cultural because meat, not long ago - meant wealth. Anyway, WHO’s conclusions were clear, increased intake of red meat meant increased risks of cancer, it can make one’s doubt about the necessity to eat meat especially when other -studies show that meat consumption can lead to brain issues, psychiatric problem, violence and aggressiveness.

I don’t have any hard evidence of what I am saying here, but I tested it on myself and when I stopped meat consumption I became less nervous, less sick ( cold and flu), started having a better digestion, being less tired after meals and no deficiency in vitamins or iron. So placebo or real impact, combination of multiple factors or chance, I don’t really care because this diet suits me well and the motivation for it is stronger than ever.

5 years after writing these words I still think the same, still no lack of vitamins or iron, and if a barbecue is on, I really don’t want to it what’s grilling on it. I don’t miss meat, any sort of meat and it sounds impossible to me to eat it ever again now.

 
 
 
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Viande et environnement

Il y a 5 ans, alors que je m'intéressais à l'alimentation, je me suis aussi mise à fortement me pencher sur les questions d'environnement et de développement durable. Je sortais d'un stage de six mois pour une société engagée sur ces aspects. Nécessairement en fouillant le sujet de la production (je plussoie, ce terme est laid), je suis tombée sur des chiffres. Beaucoup de chiffres. Des chiffres conséquents et impactants. Des chiffres qui parlaient de la viande, sa production et de l'environnement. Je ne pense pas vous apprendre grand chose si je vous dit que toute production implique pollution. Cette pollution peut être plus ou moins conséquente, et se manifester sous des aspects divers. Ce que j'ai appris en me renseignant c'est que la viande a un impact environnemental très, très important.

Voici quelques chiffres pour illustrer mon propos :

La production d'une calorie animale nécessite 4 fois plus de terre que la production d'une calorie végétale.

L'élevage représente 15% des gazs à effet de serre. (Ceux qui sont en partie responsable du réchauffement climatique et dont l'accumulation a explosé ces 100 dernières années).

Pour produire 1kg de viande de boeuf il faut 15 000 litres d'eau.

Pour produire 1 kg de viande de porc il faut 6 000 litres d'eau.

Pour produire 1 kg de viande de poulet il faut 4 300 litres d'eau.

Ainsi la production de viande nécessite beaucoup d'eau : celle que les animaux vont effectivement consommer et celle nécessaire à la production de leur nourriture (des céréales), mais aussi beaucoup d'hectares de terre - pour produire les céréales des animaux. C'est également une industrie extrêmement polluante : la nourriture de ces animaux est souvent produite à grand renfort de pesticides et d'engrais qui s'écoulent ensuite dans la nappe phréatique, les déjections des animaux sont également polluantes car pleines d'hormones et d'antibiotiques et bien souvent non traitées en totalité, les animaux doivent être transportés, les abattoirs sont plein de javel... De plus dans certaines régions la production de viande implique de raser des forêt entrainant déforestation (catastrophe pour la faune et la flore mais également pour le réchauffement climatique), et désertification (catastrophe pour les hommes, qui ne peuvent plus cultiver. ) Ainsi une alimentation riche en viande consomme 10 fois plus d'eau qu'une alimentation végétarienne !

Non seulement la production de viande est polluante, très polluante même, mais la demande en viande ne fait que s'accroitre, augmentant du même coup la pollution générée par cette industrie. Ainsi en 1970 la consommation de viande était de 25kg par an et par personne, elle est aujourd'hui de 38kg ! Ces chiffres sont dus à un accès plus facile à la viande, une baisse des prix - grâce à l'augmentation de la production, aux nombreuses subventions en Europe- mais aussi à l'arrivée des pays émergents sur le marché. Ainsi la demande de viande en Chine a explosé depuis le développement de la classe moyenne.

La thématique de la viande est donc mondiale et reliée à de nombreux sujets : eau, géopolitique, culture, économie, mais il reste que la simple diminution de la consommation de viande, voire son arrêt total ( et par la même, la diminution des élevages, un changement dans le mode de production) aurait un impact gigantesque sur le climat.

5 ans après mon arrêt de la viande, le facteur écologique est celui qui me touche le plus, car si le bien être animal m’importe, la crise écologique que nous traversons, l’effondrement de la biodiversité à laquelle nous faisons face est imminente et terrible. Alors à l’heure ou la plupart des gens se targuent de ne plus utiliser de plastique et de faire attention à la planète j’ai envie de leur dire que leur nourriture est un facteur déterminant de l’avenir de notre planète.


Meat and environment

5 years ago whilst I started getting interested in food I also started digging infos about sustainable development and environment. I had just finished a 6 months internship in a sustainable company. Quite logically learning about food production, I discovered the numbers. Huge numbers. Numbers with an impact. Numbers talking about meat, production and environment. I don’t think I’m teaching you anything if I say production means pollution. This pollution can be more or less important and happens in various ways. What I learnt by reading about it is that meat has a huge impact on the environment.

Here are some numbers to illustrate my words.

Production of one animal calorie needs 4 times more land than one vegetal calorie.

Livestock produces 15% of greenhouse gaz ( which are partly responsible for global warming and that have been increasing drastically in the last years)

To produce 1kg of beef 15 000 litres of water are necessary

To produce 1kg of pork 6 000 litres of water are necessary

To produce 1kg of chicken 4 300 litres of water are necessary

Meat production needs a lot of water: the water the animals are going to drink, the water to grow their food but also a lot of land to grow these cereals. Meat production is a very polluting industry: the cereals for the animals are grown with lots of pesticides and fertilizer that end up in the ground water, animal’s dejections are also polluting because full of hormones and antibiotics and more often than not - not treated, animals have to be moved, slaughterhouses are full of bleach… In some parts of the world in order to alway produce more meat forests are being cut down (a catastrophe for fauna and flora, environment) which lead to desertification (a human drama). All in one, eating meat consume 10 times more water than being vegetarian.

Not only meat production is very very polluting, but meat demand keep increasing, therefore increasin the pollution created by this industry. In 1970 meat consumption was 25kg per person per year, nowadays it’s rounding 38kg! This numbers are linked to an easy access to meat and lower prices - created by increase of production thanks to European subventions- and to the fact that emerging countries have now bigger population able to afford meat. For example meat consumption in China has never this high since middle class population had exploded.

The meat topic is global and linked to many other topics: water, geopolitics, economics, culture, but even though it is a complicated subject lowering meat consumption, or totally stopping it would impact our climate in a huge way.

5 years after stopping meat the ecological factor is the one that touches me the most. I do care about animal well being but right now the climate crisis, the biodiversity collapsing are terrible and imminent. When most people are sharing their ecological concern, stop using plastic and try to be conscious of our planet, I want to tell them that what they eat is also a determining factors for the future of our planet.

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Viande et bien être 

Je crois que la manière de se nourrir a un véritable impact sur le bien-être, l'équilibre. Et bien que je croie que se nourrir est un acte naturel et qu'il ne faille pas se torturer les méninges à ce propos, il me parait tout de même important de se questionner sur ce que l'on mange, au vu de l'importance de la nourriture pour le corps mais aussi pour la tête.

Ainsi en recherchant des informations je suis bien évidemment tombée sur la manière dont les bêtes sont élevées. Je savais bien évidemment qu'il fallait tuer des animaux pour qu'un steack, une entrecôte ou même une saucisse de Strasbourg (bien que j'aie un sérieux doute sur ces dernières) se retrouve dans mon assiette, cependant savoir n'est pas réaliser. J'ai alors pris conscience de ce fait : la violence de leur vie mais aussi de leur mort. Ca pourra paraitre tout à fait étrange mais je suis persuadée qu'en mangeant un animal qui a été toute sa vie stressé, pressé, et dans une certaine mesure brutalisé jusqu'à une mort souvent affreuse, c'est ingérer son stress, son angoisse. C'est manger des fibres qui ne se sont pas bien développées car les animaux sortent peu ou pas et sont souvent entassés les uns sur les autres. Bref c'est se nourrir de quelque chose de plutôt négatif... Pas terrible donc à mes yeux.

D'autre part je me suis aperçue qu'en ne consommant plus de viande je me sentais mieux. Je m'explique : digestion plus facile, moins de lourdeurs dans le ventre, plus de somnolence après les repas et... moins de stress, moins d'énervement. Je ne sais pas si, scientifiquement, ces phénomènes peuvent être liés à la non consommation de viande mais toujours est-il qu'ils sont très nets... Et donc je suis très heureuse d'avoir gagné en sérénité d'esprit et en bien être, dans mon corps.


Meat and well being

I think the way you eat really impact the well being, the balance. I also believe that eating is natural and it shouldn’t become complicated but I really I feel that it is very important to question what you eat, because it’s your body and also because it will impact mental health.

When looking for information I also discovered the way livestocks - they’re not animals anymore at this point-. Of course I knew that in order to get a steak you needed to kill an animal, same for a rib and even sausages - though I sometimes have doubts of what they put in it)- but knowing fact isn’t realizing it. So I realized it. I realized how violent these animals’s lives were and how horrible their deaths were. It can sound weird but I am sure that whilst eating an animal that has spent its life stressed, bullied, indoors, means eating its stress, its anxiety. It’s eating a meat something negative. And I didn’t want that.

I also realized that not eating meat made me feel better. Better digestion, feeling less bloated or tired after meal, less stressed and irritated. I don’t know if this is scientifically proved but it works for me, I gained in serenity in my body and mind.


Viande et principes éthiques

En plus d'avoir gagné en sérénité et en bien être je me sens plus en accord avec mes principes et mes idéaux. Car le bien être n’est pas que pour moi, il concerne aussi les animaux. Parce qu’outre le facteur écologique la cause animale a pris une place de plus en plus importante à mes yeux. Je crois que d’ici à quelques années on regardera horrifiés la manière dont les animaux ont été traités, comme dans une usine, comme s’ils étaient des objets et non pas des êtres pourvus de sensibilités, d’émotion, de besoins physiques mais aussi émotionnels.

Alors en faisant le choix de devenir végétarienne, j'évite de participer à l'industrie de la viande et je me suis éloignée des grandes surfaces qui, selon moi, sont à l'opposé de tous les principes écologiques basiques. De même je ne contribue plus autant aux activités qui impactent l'environnement et c'est un geste simple qui ne me coûte pas mais me fait me sentir utile et qui, je crois, fait vraiment la différence !

Avec cinq ans de recul je tiens à ajouter que si aujourd’hui consommer de la viande me parait absurde d’un point de vue environnemental, cela ne m’est plus possible d’un point de vue éthique. Je ne peux plus supporter une industrie qui entasse des animaux toute leur courte vie durant dans des hangars avant de les abattre sauvagement. Les gens préfèrent en général ne pas y penser mais c’est la réalité de ce que nous consommons. Et, cela fera aussi l’objet d’un article, je crois que la perte de vue de la manière dont nos biens de consommation sont crées est symptomatique d’une société qui a perdu ses racines.


Meat and ethical principles

More than well being I think I gained to be more aligned with my principles and ideals. Because the well being shouldn’t only be for human. Other than the ecological factor animal cause is now high on my list. I believe that in a few year’s time we will be horrified by the way animals were treated, like if they were objects in a manufactory and not being with sensitivity, emotions, physical and emotional needs.

By making the choice to become vegetarian I avoid participating in the meat industry. I stepped away from supermarkets that are totally opposite to my beliefs and basic ecological knowledge. Not eating meat contribute to lower my carbon footprints and make me feel useful in that aspect.

With 5 years experience I also want to ad that for me, it is now totally absurd to eat meat at environmental point of view it is also totally impossible to do it for ethical reasons. I can’t stand this killing industry, piling up animals in sheds their whole life before slaughtering them. Most people don’t want to hear about it but this is just the truth of what you buy, cook and eat. And I think I’ll write a full article about it, because by not knowing - or wanting to know- how what we consume is produce we lose our roots with reality and our planet and it’s a symptom of an ill society.


Il y 5 ans j’écrivais tout ce pavé simplement pour expliquer le pourquoi de mes choix alimentaires en ce qui concerne la viande. Il ne s'agissait en aucun cas de prosélytisme, je ne cherchais à convaincre personne du bien fondé de mes choix, ni à faire changer d'avis qui que ce soit. Mais si, en lisant ce texte, certaines personnes diminuaient leur consommation de viande, s'interrogeaient ou en parlaient à leur entourage, alors peut être que tout ce texte aurait été utile pour l'environnement, et c'était bien là le plus important !

Aujourd’hui en 2019 je republie cet article pour des raisons plus fortes, et je ne m’en cache plus, je ne veux plus protéger les carnistes sensibles qui ne veulent pas voir d’où vient leur nourriture et se cachent derrière leur assiettes quand on parle d’environnement. Je vois des sourcils se lever et des rictus agacés mais nous n’avons plus le temps de tergiverser. Il ne nous reste que quelques années pour inverser la tendance, ou du moins ralentir le réchauffement climatique pour éviter la catastrophe et la nourriture est l’un des leviers les plus puissants. Alors voila la réalité : maintenant vous faites quoi ?

Certains diront que la viande est nécéssaire, que l’humain est carnivore. Non il est omnivore. Certains diront que la viande n’est pas un problème en soit, le problème est que nous en mangeons trop. C’est vrai. Et faux. La population augmentant la consommation de viande ne peut rester la même. Le changement climatique s’accélérant il n’est plus question de petites actions mais de grands changements. Et diminuer sa consommation de viande ne changera rien à sa production. On continuera de tuer des animaux. Et ce ne sera jamais beau. Alors, à nouveau je vous le demande. Vous faites quoi ?


5 years ago I wrote this long article just to explain my choice to become a vegetarian, the reasons behing it. At no point I wanted to convinced people that I was right or change anyone’s mind. If by reading this blog people lowered their meat consumption or just started to question it, talked about it, this text would have been useful for the environment and it’s all that would matters.

Now, in 2019, I’m sharing it again for stronger reasons and I am not hiding from it, I don’t want to protect meat eaters that don’t want to know where their food is coming from and are hiding behind their plates when you start chatting about environment. I see eyes rolling and frowning eyebrows but there’s no time for this anymore. We only have a couple of years to change the game or at least slower the global warming to avoid a disaster and food is one of the most powerful tools we have. This is the truth, and now, what are you doing?

Some will tell you meat is necessary, humans are carnivorous. No, human beings are omnivorous. Some will say that meat isn’t a problem per se, that the problem is we are eating to much of it. True. And FALSE! Population is increasing and our meat consumption cannot stay the same. Global warming is accelerating and now it’s not time for little gesture anymore, it’s time for big action. Plus lowering meat consumption won’t change the way it’s produced. We will carry on killing animals. And it will never be okay. So, again, the choice is yours, what are you doing?


(*) NB : chacun fait ce qu'il veut dans son assiette, mais je risque ici d'être un peu crue, simplement parfois la vérité toute nue dérange un peu, enfin c'est juste ce que chacun met dans son corps.... Je ne suis pas une partisane des électrochocs et autres vidéos de l'horreur, c'est pourquoi nous n'en verrons pas ici mais je ne suis pour autant ni langue de bois ni conciliante sur le sujet.


(*) NB: you’re free to eat as you want but I might be very blunt here and sometimes the naked truth can make one uncomfortable. I’m not one for shocking videos hence you won’t see any here but I won’t be accommodating the soft souls on this topic.


(**) disclaimer : je suis une "vraie" végétarienne, à savoir que je ne consomme ni viande, ni poisson, cependant cet article n'est consacré qu'à la viande, j'aborderais la question du poisson dans un prochain article.


(**) disclaimer: I am fully vegetarian, I don’t eat fish nor meat, here we’ll focus on meat but we’ll discuss fish in another article.


Cloé Auneau