Pourquoi je ne fais plus les soldes / Why I am not sales shopping anymore

Cet article pourrait aussi s’appeler pourquoi je ne fais plus – ou presque- plus les magasins. Mais comme les soldes ont commencé cette semaine, que la frénésie de shopping a repris, je me suis dit que j’allais vous expliquer pourquoi je ne fais plus les soldes. Plus tard, nous pourrons discuter de ce que j’achète, ou n’achète pas et ou, comment, pourquoi je le fais. Mais attardons-nous aujourd’hui sur le pourquoi je ne fais plus les soldes.

Longtemps, dans ma vie, le shopping était une activité comme une autre du samedi après-midi. L’objet de presque toutes mes sorties adolescentes. Aller de magasin en magasin, remplir des sacs et vider des comptes en banque. M’imaginant la vie, les regards que m’apporteraient ces nouveaux vêtements, ces nouvelles chaussures ou encore ce sac. J’ai beaucoup acheté. Beaucoup. Petit à petit de sortie entre amies le shopping est presque devenue une thérapie. Une contrariété, hop un peu de shopping. Quelque chose à fêter ? Un peu plus. Puis aux vêtements, chaussures et sac on a ajouté les cosmétiques, les coins, les parfums, la déco.

J’ai accumulé, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et puis j’ai commencé à changer un peu ma vie en lisant et en me renseignant sur notre planète. Ca a commencé par la nourriture, j’ai arrêté la viande et le poisson. Petit à petit j’ai ouvert les yeux sur mon mode de vie et, ça a pris le temps, j’ai vu les incohérences entre mon choix d’être végétarienne par soucis écologique et ma consommation frénétique, notamment de la fast fashion : H&M, Zara et compagnie. Des vêtements à renouveler chaque saison ou presque. Alors je me suis questionnée, je me suis renseignée, et au cours de ces dernières années, cela s’est fait petit à petit, j’ai acheté de moins en moins, puis plus du tout dans certaines enseignes, plus du tout certains produits et toujours moins.


This article could also be titled why I don’t - or almost- don’t shop anymore. But as sales started this week and frenetic shopping is back I decided that I would explain why I don’t enjoy sales anymore. Later we can discuss what I buy or don’t and why. But today let’s focus on why sales are not for me anymore.

For a long time in my life, shopping was an activity as any other on Saturday afternoon. All my teenage outings were around shopping. Going from shop to shop, fill bags and empty bank accounts. Imagining my life and the looks these new clothes, these shoes or this new bag would bring me. I bought, lots and lots. From a way to spend an afternoon with friends shopping became a kind of therapy. Something wrong? Let’s shop. Something to celebrate? Let’s shop. And buy more and mode. Clothes, shoes, bags, cosmetics, skin care, decoration.

I accumulated, lots, lots, lots. And I started changing my life, reading about our planet. It started with food and I stopped eating meat and fish. Little by little I opened my eyes on my lifestyle, it took time but I started seeing inconsistencies between my choice to be vegetarian for ecological reasons and my crazy consumption of fashion, especially fast fashion: H&M, Zara and others. Clothes to buy for every season. And I started wondering, I started researching these past years, little by little I bought less and less. Not anymore in some shops, not so much anymore.


Si vous ne savez pas ce qu’est la fast fashion dont je vais beaucoup parler ici n’hésitez pas à regarder cette vidéo en anglais, qui vous donne les principaux éléments pour comprendre comment la fast fashion marche.


If you don’t know what is the fast fashion that I am going to talk about, watch this video, it will give you the main informations to understand how fast fashion works.


Ecologie

Je vais commencer par le plus gros pavé dans la mare et pour ce point je vais me concentrer sur l’industrie textile. Et comme pour la viande, c’est d’abord ma conscience écologique qui m’a réveillée et m’a fait arrêter de consommer de la fast fashion. A l’heure où je vous écrit, en culotte et teeshirt, rideaux et volets fermés dans mon petit appartement où il doit faire à peu près 40° certaines personnes se pressent dans les magasins climatisés, maudissant la vague de chaleur qui s’est abattue sur la France. Conscientes ou non que cette chaleur inhabituelle et dépassant de loin toute normalité est liée au réchauffement climatique. Très certainement en ignorant complètement qu’en entrant dans ces magasins climatisés, qu’en y faisant leurs achats, elles contribuent au réchauffement climatique qu’elles essaient de fuir. Cela ne sera pas une grande nouvelle pour certain, mais l’industrie de la mode est l’une des plus polluantes.

« En 2015, les gaz à effets de serre crées par l’industrie textile ont totalisés 1.2 billions de tonnes de CO2, soit plus que la somme de tous les vols internationaux et le fret maritime »

indique la fondation Ellen Mac Arthur dans un rapport alarmant sur l’industrie de la mode.

Ainsi moi qui avait déjà limité ma consommation de viande je me suis trouvée face à une impasse. Si je diminuait mon empreinte carbone considérablement en devenant végétarienne – c’est l’un des moyens les plus rapides et efficaces de diminuer votre impact sur la planète – mes achats allaient à l’encontre de mes efforts côté nourriture. Et plus j’en lisais plus mon ventre se nouait à chaque achat chez HetM et compagnie.

Mon stage de fin d’étude m’avait déjà ouvert les yeux sur les modes de productions, j’avais déjà réalisé qu’avant d’être un joli tee-shirt léger pour l’été, mon top n’était que champs de coton. Mais avant de les lire je n’avais jamais imaginé les chiffres qui vont suivre.


Au total les secteurs de l’habillement et de la chaussures représentent 8% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

Quantis 2018

63% des fibres textiles sont déviées de procédés pétrochimiques

Science Direct


Environ 1900 fibres synthétiques en plastique par habit sont relâchées dans l’eau au nettoyage, (...) et finissent dans l’océan

 Bethanie M. Carney Almroth

 

Un kilogramme de vêtement durant tout son cycle de vie crée onze kilogrammes de gaz à effet de serre

McKinsey Fast Fashion Formula


 

1.4 quadrillions, c’est le nombre estimé de microfibres dans l’océan suite au nettoyage de vêtements.

 Ellen MacArthur Foundation 2017

 

Il faut 2,7 tonnes d’eau pour produire un Tshirt en coton de 120 g. 

Chaussettes Orphelines


A l’heure ou l’eau se fait rare, ou la terre se réchauffe, des millions de litre d’eau se perdent dans des chants de coton à perte de vue. Pour fabriquer toujours plus de vêtements. Mais à quel prix ?


 

Ecology

i’ll start with the elephant in the room, and focus on the textile industry. As for the meat, my ecological consciousness was the first one to kick in and made me stop fast fashion. As I’m writing this, it is 40° and I am only wearing the bare minimum, closed windows in my 40° flat whilst some people are rushing to air con shops, dreading the heatwave. Conscious, or not, that this abnormal heat is linked to climate change. Probably ignoring hat by walking in this shops, buying stuff, they are contributing to the climate change they are trying to avoid. It will be old news for some of you but fashion is one of the most polluting industry.

In 2015, greenhouse gas (GHG) emissions from textiles production totalled 1.2 billion tonnes of CO2 equivalent, more than those of all international flights and maritime shipping combined.

Ellen Mac Arthur Foundation   

I had already stopped meat and I was facing a dead end. Being vegetarian lowered my carbon footprint by a lot - it’s one of the quickest and most efficient way to act for the planet- but my shopping was just going the other way. And the more I read about it, the more guilty I felt each time I shopped at H&M and others.

My final internship already opened my eyes on production and I already knew that before this light bright teeshirt, my top was just cotton field. But before reading them I had not realized, imagined, the following numbers.


The global apparel and footwear industry accounts for 8% of the world’s greenhouse gas emissions

Quantis

One kilogram of clothing over its entire life cycle creates 11 kilograms of greenhouse gases.

Mckinsey Fast Fashion Formula

About 1,900 synthetic plastic microfibers per garment are released when washed and due to its tiny sizes and shapes, aren’t caught in waste water treatment and enter our oceans. 

Browne et al. 2011


63% of textile fibres are derived from petrochemicals.

Science Direct

 1.4 quadrillion microfibers are estimated to be in the ocean as a result of laundering clothes. 

Ellen MacArthur Foundation 2017


Ethique

Et comme pour la viande la question de l’éthique de mes choix est devenue de plus en plus grande. Parce qu’1/3 du coton est produit en Inde, “dans la région du Penjab, où la production a été multipliée par 3 en 15 ans. Il est produit par de petites exploitation familiales, ou les enfants et les personnes âgées travaillent à la récolte manuelle.”  je ne peut plus fermer les yeux sur le fait que ce printemps et cet été, jusqu’en France les gros titres des journaux ont portés sur la sècheresse la plus dramatique jamais enregistrée en Inde, particulièrement au nord et touchant le Penjab. Une sècheresse qui cause des morts et dont l’impact sera bien plus grand que quelques journées de record de température. Une sècheresse monstrueuse alors que des milliers de tee-shirts flambant neufs trônent dans les boutiques, vendus 4 euros au lieu de 8 parce que c’est les soldes. Alors que la bas, ce soir il n’y aura rien à boire.

Au delà des conséquences climatiques sur les régions où poussent les matières premières de nos vêtements, au delà du fait que le changement climatique induit par notre mode de consommation et la révolution industrielle qui nous a permis de vivre dans des pays riches, l’industrie textile est problématique parce que tout comme l’industrie agro-alimentaire elle maltraite, elle malmène, elle use et abuse de ses ouvriers, payés au lance-pierre et sous les minimums acceptables, pour travailler dans des conditions déplorables. Qui ne se souvient pas du drame du Rana Plaza au Bengladesh en 2013 où l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection textile pour des géants de la fast fashion a provoqué plus de 1 000 morts ? Malgré les grands mots et les promesses, malgré les publicités et les lignes éco-responsables ou éthiques les conditions pour ses travailleurs de l’ombre n’ont pas changé.

La plupart de travailleurs embauchés dans ces ateliers travaillent dans des conditions dangereuses, au contact de substances parfois toxiques utilisées pour la production. La pression sur ces travailleurs est réelle, ils travaillent jusqu’à 14 heures par jours pour des salaires très bas, plus de 50% des travailleurs de l’industrie de la mode ne sont pas payé les salaires minimum dans des pays comme l’Inde et les Philippines, selon la même étude les salaires minimum de l’industrie de la mode sont à peine égal à la moitié de ce qui peut être considéré comme un salaire minimum décent et preuve à été faite que certains de ces ouvriers sont des esclaves ou des enfants. L’impact sociétal négatif ne s’arrête pas à l’usine, il est aussi important sur les communautés qui bénéficient de ces emplois mais souffrent des ses pratiques environnementales comme la pollution de son eau par les produits toxiques utilisés,

Parce qu’au fond pour que votre tee-shirt venu du bout du monde ne touche que 4 euros il faut bien que quelqu’un paie. Parce que 4 euros n’est pas le vrai prix. Parce que le vrai coût de ce tee-shirt n’est pas bas parce que comme ça vous pouvez vous le payer et à l’autre bout du monde quelqu’un a un travail. Non, il est bas car cela rapporte. Il est bas car il est de mauvaise qualité et que bientôt vous devrez le remplacer, faisant tourner l’économie, et travailler cette femme bengladaise à l’autre bout du monde, et qu’elle ne pourra pas chercher autre chose, parce que son salaire ne lui permettra jamais de chercher un ailleurs meilleur. Et vous continuerez d’accumuler.

Qui peut encore croire qu’un tee-shirt vaut 4 euros ? Qui peut penser que c’est le prix juste, pour les hommes et pour la planète ?


Ethics

And like for the meat, ethics became more and more important in my relationship with shopping and clothes.

1/3 of cotton is produced in India, in Penjab, where cotton production was multiplied by 3 in 15 years, it is produced in small family business where kids and elderly collect it by hand. And I cannot close my eyes on the fact that this spring, this summer, even in France headline were about the deadly crazy Indian heatwave, especially in Penjab. This heatwave’s impact is far more than just record temperature. It is a frightening drought whilst millions of 4 euros cotton teeshirt are on display in our shops when tonight In Penjab, there probably won’t be any water.

More than climate consequences in the region where the raw material used to make our clothes grow, more than the fact that climate change caused by our consumption and the industrial revolution that made us rich, textile industry is a problem because like meat industry, it doesn’t care for living being. Workers are used, abused, barely paid and work in dangerous factories. Who doesn’t recall the Rana Plaza drama in 2013 causing more than 1 000 deaths? There were promises, vows, ads, sustainable and ethicals lines, but behinh the curtains, work conditions have not changed.

“Today’s textiles system also has multiple negative societal impacts. Many workers face dangerous working environments due to unsafe processes and the hazardous substances used in production. High cost and time pressures are often imposed on all parts of the supply chain, which can lead to workers suffering poor working conditions with long hours and low pay, with evidence, in some instances, of modern slavery and child labour. “

Ellen MacArthur 2017

Over 50% of workers within the fashion industry are not paid the minimum wage in countries like India and the Philippines and minimum wages in the industry are 1/2 of what can be considered a living wage. It was also proved that some of the workers are in fact slaves and/or children. And “the potential for negative societal impacts does not stop at the factory door. Local communities, while benefitting from employment in the industry, may suffer from its poor environmental practices. For example, discharging untreated production wastewater pollutes local rivers used for fishing, drinking, or bathing. “

 To be honest for you to pay only 4 euros for this teeshirt which is coming from the other side of the world, someone has to pay. Because 4 euros is not the true cost. Because the true cost of this tee-shirt isn’t low because then you can afford it and someone on the other side of the globe can get a job. No, this is low cost because it brings money. It is low cost because it’s low quality and soon you will have to buy a new one, constantly wanting more and buying more.

Who can still believe a tee-shirt worth is 4 euros? Who can still think this is the right price for human and for our planet?  


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Capitalisme, consommation et minimalisme

Durant ces 15 dernières années, la production de vêtements a plus que doublé. Aujourd’hui, ce sont 100 milliards de vêtements qui sont vendus dans le monde et une grande partie est fabriquée à l’autre bout du monde.

Pendant que la production de vêtements ne fait qu’augmenter, nous entassons, nous entassons, nous entassons. Et si Greenpeace a appelé les acteurs majeurs du textile à améliorer leurs méthodes de production et diminuer leur impact environnemental l’association rappelle que la surconsommation de textile est en en fait le plus gros problème à résoudre.

L’équation est simple, si améliorer les conditions de productions, limiter l’impact environnemental sont des actions nécessaires il est également indispensable de revoir tout le modèle de consommation. Car la meilleure manière de ne pas impacter l’environnement est… de ne pas produire ! Si le raisonnement peut paraître extrémiste à l’heure ou consumérisme et capitalisme semblent tout juste avoir dépassé leur apogée les chiffres sont la pour prouver l’absurdité de notre société.

Dans son rapport la fondation Ellen Mac Arthur indique que “les vêtements sont massivement sous-utilisés. Au niveau mondial, l’utilisation des vêtements – c’est à dire la moyenne du nombre de fois une pièce est portée avant de ne plus être utilisée – a diminué de 36% par rapport à il y a quinze ans.” Conclusion, nous achetons, nous achetons beaucoup plus, la production augmente et nous portons moins les vêtements.

Plusieurs raisons à cela, la fast fashion qui nous pousse a acheter toujours plus avec des prix attractifs, une mode qui ne cesse de changer et est devenu un vrai marqueur social, mais aussi la qualité des produits qui ne cesse de décroitre, empêchant l’utilisation pour plus d’une ou deux saisons d’un item la ou il aurait été porté plusieurs années.

Ainsi, toujours selon Greenpeace la personne moyenne achète 60% de vêtements de plus et les conserve pendant moitié moins longtemps qu’il y a 15 ans.

 Nous sommes sans arrêts poussés à cette consommation et lorsqu’une voix s’élève pour critiquer lui est souvent répondu l’argument du travail, que des milliers de personnes vivent grace à cette économie. Oui, mais dans quelles conditions et pour quel but ? Au final à qui bénéficie le capitalisme ? A une petite élite multimilliardaire alors que l’immense classe moyenne fait porter tout le poids de sa consommation sur des travailleurs pauvres de pays qui subiront de plein fouet la crise climatique ? Il n’y a gère besoin d’être devin pour voir que le capitalisme atteint ses limites. Car non la croissance infinie n’est pas possible sur les ressources finies de notre planète. Et non, la croissance, l’achat, la consommation, ce n’est ni le but de l’existence ni ce qui nous rend heureux. Je pourrais questionner les capitalisme et la consommation pendant des heures, d’ailleurs je le ferais sûrement un jour, mais ici ces chiffres, tout ces faits m’amènent surtout à questionner la manière dont nous vivons et dont nous choisissons de dépenser notre argent, souvent durement gagner. Parce qu’au fond cet argent comment voulons nous l’investir ? Quelles entreprises souhaitons nous soutenir ? Quelle vie souhaitons nous vivre ? Il faut se poser ces questions à long terme et à une échelle plus vaste que celle de notre vie. Que voulons nous ?

Et donc, revenir à ce qui est important . Et en y revenant, naturellement une forme de minimalisme s’impose. Pas nécessairement un minimalisme dépouillé, vide et blanc. Parfois un minimalisme sous forme d’un joyeux capharnaüm. Mais un capharnaüm choisi, pensé, aimé. Et pas l’un de ceux qui sont la pour nous remplir et occulter les vides, pour montrer et cacher, non.

C’est ce qui s’est passé pour moi. Ce chemin, de l’écologie à la question du capitalisme. Et de l’éthique jusqu’au minimalisme. Penser global m’a fait revenir aux questions cruciales de mes choix et de la vie que je veux mener, de ce qui est vraiment important, de ce qui compte vraiment, de qui je suis. Comment j’ai fait et qu’est ce que j’ai changé sont pour une prochaine fois, mais en attendant, lire tout ça, ça vous fait quoi ? On peut faire mieux, qu’acheter tout ça, mieux que ça.


Capitalism, consumption and minimalism

In these last 15 years, clothes production more than doubled. Today more than 100 billion clothes are sold in the world and most of it is produced in the other side of the world.

And whilst clothes production keeps increasing we are pile or possessions up, always higher. “Since 2011 Greenpeace has been calling on major brands to eliminate the uses and releases of harmful chemicals from their production chain, through their Detox commitments, without which the circular dream could well become a toxic recirculation nightmare. However, even this progress could be put at risk if brands fail to recognise that the overconsumption of textiles is the larger problem that must be tackled.”

The equation is rather simple, if bettering the production, limiting the environnemental impact are crucial, it is also compulsory to entirely review our consumption model. Because the best way not to impact the environnement is yet not to… produce! If this can sound a bit extreme in those capitalist and consumerism days, numbers are here to prove how absurd this all is.

In a report the Ellen Mac Arthur fondation explains that “clothing is massively underutilised. Worldwide, clothing utilisation – the average number of times a garment is worn before it ceases to be used – has decreased by 36% compared to 15 years ago”. Conclusion: we are buying, buying, buying and production is increasing and we wear our clothes less.

Many reasons to this, fast fashion in pushing us to buy more with low prices and a constant arrival of new products, fashion is becoming a real social status, but also product quality keeps decreasing with items that can be worn only one or two seasons .

According to Greenpeace, the average person buys 60% more items of clothing and keeps them for about half as long as 15 years ago.

We are always pushed to consume and when someone critics it the answer is usually the economy, the jobs created, millions of people live thanks to the fashion industry. Yes, but in which conditions? And for which goal? Who benefit from this system? From capitalism? To a happy few multi billionaires when the huge middle class mass weigh on the poorer that will be hit by climate crisis the worst? No need to be a psychic to see that capitalism is reaching its limits. No, infinite growth isn’t possible with the finite ressources of our planet. And no growth, buying, consuming are not life goals or even a way to happiness. I could question capitalism and consumption for hours and I will probably do it one day but for now these numbers are making wonder the way we live and spend ou money. How do we really want to spend it? What companies do we want to support? It is necessary to think long term and bigger than just us. What do we want?

We need to get back to what matters. And by getting back to the root a kind of minimalism arises. Not necessarily a white empty minimalism. It can be a joyful filled one. But a chosen, thought and loved minimalism that doesn’t hide emptiness, quite the contrary.

This is what happened to me. From ecology to capitalism. From ethics to minimalism. Thinking global made me question my choices and my life, the one I want to live and what really matters, who I am. How I did it and what I changed are for another time, but in the meantime, what do you think of this? We can do better than this, we can be better.


 Et pour finir quelques vidéos pour convaincre les dernières personnes ne croyant pas ce que j’avance, une pub honnête pour H et M par la merveilleuse Kristen Leo sur youtube, et le trailer du film The true cost à propos du vrai coût de nos vêtements. Elles sont en anglais mais n’hésitez pas à mettre les sous-titres !


And to finish two videos to convince you if it’s not yet the case. An honest H&M ad by the wonderful Kristen Leo and The true cost film trailer.



Cloé Auneau